jeudi 4 octobre 2007

Juste pour partager une douleur...

Juste pour partager une douleur...
P
our dire qu'elle peut disparaître...
Qu'un trou dans la poitrine... cela se comble :
d
e courage, d'amour.


Par Once


Elle sourit au vide. Cloîtrée dans une salle d'hôpital, elle essaie de se souvenir. Comment c'était, la faim. Elle est arrivée dans cette chambre au tout dernier moment de sa vie. Et ils ont dit qu'elle allait mourir. Quels cons !... elle pense.

Maintenant, parce qu'elle n'est plus capable de s'occuper d'elle-même, elle est condamnée à devoir manger. Conditionnée, c'est comme cela qu'elle s'appelle lorsqu'elle est seule.

C'est dur, elle écrit sur un petit cahier. Elle n'écrit pas j'ai envie de mourir, laissez-moi partir, je veux crever. Non ! Jour après jour, elle sent son estomac gonfler, revivre. Ses joues aussi. Elle claironne partout, ça fait un mal de chien. Le soir, allongée dans des draps stériles, elle repense aux soirées d'autrefois, cramponnée au radiateur, une cigarette à la main.

Une nuit, accoudée à la fenêtre, elle se dit je dois laisser tomber tout cela. Elle a appris à faire autre chose que mourir. Elle veut voir comment ce sera, la vie. A ce moment, quelque chose se brise en elle. Son coeur lâche à cette parole de lâcheté.

Des heures plus tard, la poitrine incroyablement douloureuse, un homme lui explique que ce n'est que passager. Plus tard, elle reprend ses activités. Les psy, les ateliers, les repas. Elle n'en peut plus. Elle dit, à travers ses pleurs, si c'est cela la guérison, j'en veux pas. Vous m'entendez?! Elle a retrouvé la capacité de crier, on le lui fait remarquer. La capacité de pleurer aussi.

Sur une page blanche, elle fait deux colonnes. Les points de vie, ceux de mort. Elle trouve des raisons de vivre. De plus en plus chaque jour. Par exemple, recommencer à se maquiller. A sourire. A rougir aux commentaires de l'aide-soignant.

Elle attend désormais impatiemment les repas. C'est comme un rituel. Tout la fait sourire. Bien sûr, elle repense à retomber dans cette dépendance de contrôle, mais elle sait qu'elle ne le fera pas. Pour son mari. Pour ses enfants.

Il lui aura fallu un an d'hospitalisation pour retrouver la force de vivre. Elle pense c'est si bon de se blottir sous une couverture devant un film. En sentant son coeur, son corps vivre...


Le non-voyant

LE NON-VOYANT

Un jour, un non-voyant était assis sur les marches d'un bâtiment avec un chapeau à ses pieds et un morceau de carton portant l'inscription : "Je suis aveugle, aidez-moi, s'il vous plaît ». Un publicitaire qui se promenait près de là s'arrêta et remarqua qu'il n'y avait que quelques centimes dans son chapeau. Il se pencha et y versa sa monnaie, puis, sans demander son avis à l'homme, prit le carton, le tourna et y écrivit une autre phrase. Le même après-midi, le publicitaire revint près de l'aveugle et vit que son chapeau était plein de monnaie et de billets. Le non-voyant reconnut le pas de l'homme et il lui demanda si c'était lui qui avait réécrit sur son carton et ce qu'il avait noté. Le publicitaire répondit : «Rien qui ne soit vrai, j'ai seulement réécrit ta phrase d'une autre manière», il sourit et s'en alla. Le non-voyant ne sut jamais que sur son carton il était écrit: "Aujourd'hui, il fait soleil, et moi je ne peux pas le voir !». Change ta stratégie quand les choses ne se passent pas bien et tu verras que ça ira mieux.

mardi 2 octobre 2007

Valeur du temps...

Imagine qu'il ait gagné un concours dont le prix serait le suivant :

chaque matin, une banque lui ouvrirait un compte créditeur de 86400€.
Mais tout jeu ayant ses règles, celui-ci en comporterait deux :

-la première règle : tout ce que tu n'as pas dépensé dans la journée t'est enlevé le soir. Tu ne peux pas tricher, tu ne peux pas virer cet argent sur un autre compte, tu ne peux que le dépenser, mais chaque matin au réveil, la banque te rouvre un nouveau compte, avec de nouveau 86400€, pour la journée.
-deuxième règle : la banque peut interrompre ce petit jeu sans préavis. A n'importe quel moment elle peut te dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n'en aura pas d'autre. Qu'est ce que tu ferais ?

C'est pourtant simple, c'est un jeu, tous les matins, au réveil, on te donne 86400€ avec seule contrainte de les dépenser dans la journée. Le solde non utilisé étant repris quand tu vas te coucher, mais ce don du ciel ou ce jeu peut s'arrêter à tout moment. Tu comprends alors, la question est : que ferais-tu si un tel don t'arrivait ?

Il dépenserait chaque € à se faire plaisir, et offrir quantité de cadeaux aux gens qu'il aimait. Il ferait en sorte d'utiliser chaque cent offert par cette banque magique pour apporter du bonheur dans sa vie et celle de ceux qui l'entouraient même auprès de ceux que je ne connais pas d'ailleurs, parce que je ne crois pas que je pourrais dépenser pour moi et pour mes proches 86400€ par jour.








Cette banque magique nous l'avons tous, c'est le temps ! La corne d'abondance des secondes qui s'égrènent !
Chaque matin, au réveil, nous sommes crédité de 86400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report à nouveau, ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin, cette magie recommence, nous sommes recrédités de 86400 secondes de vie, et nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis : à tout moment, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons nous de nos 86400 secondes quotidiennes ? Cela n'est t'il pas plus important que ces €, des secondes de vie ?

Ferme les yeux et imagine




Blacko

Ca n’arrive qu’aux autres,
on n’réalise pas tant que ça ne nous touche pas
On sait très bien c’qui se passe ailleurs mais on ose se plaindre
Relativise, ferme les yeux, imagine toi
Tu verra comme ta vie est belle
Fermes tes yeux et imagine ta vie,
dans ces pays où les hommes politiques sont en treillis
Où la liberté d’expression est une conspiration,
où le dollar civilise avec des canons,
où on peut mourir d’une simple fièvre,
où les épidémies se promènent sans laisse
Crois-tu vraiment tenir sous la canicule de ces pays où pendant 2mois, tu bronzes, eux toute l’année ils brûlent?
Imagine ta vie sans eau potable, une douche les jours de pluie, pas de bouffe ni sur la table Imagine toi dans un hôpital avec une maladie incurable, une maladie qui t’juge coupable
Imagine toi enfermé comme Natacha Kampoush, ou brûlé comme Ama Galaidou dans l’bus Ouvre les yeux maintenant et avant d’insulter la vie réfléchis dorénavant

Refrain

Fermes les yeux,
imagine toi quelque part en Afrique,
dans un village bâti de terre sous un soleil de plomb,
imagine l’air chaud et lourd,
cette étendue désertique,
ce maigre trou pour de chaînes,
ce gamin et ce bâton
Imagine cette longue marche que tu dois accomplir afin que tes bêtes puissent paître et se rafraîchir,
ces 30 bornes à faire,
ces voleurs de bétails et leur kalachnikov qui tirent sans réfléchir
Imagine Madagascar et ses montagnes d’ordures,
imagine tes 8ans et tes pieds sans chaussures,
imagine tes mains dans les détritus pour un bout de pain, mec tu t’y habitues
Imagine Paris et son périphérique,
quelque part sous un pont pas loin du trafic,
imagine toi sous un duvet sale luttant contre le froid, luttant contre la dalle.
Maintenant imagine toi dans ta voiture,
bloqué dans les embouteillages,
l’homme sort lentement de sa couverture,
l’homme a ton visage (Imagine)
Dis-moi ce que tu ressens,
le regarde-tu autrement?
Avant d’insulter la vie, réfléchis dorénavant

Refrain Karl,

imagine toi sans la musique,
la santé abîmée par les 3/8,
les allers-retours aux assedics Said,
imagine toi sans cette réussite en galère,
juste le SMIC,
prisonnier de cette tour de brique
Imagine toi sans Sniper,
moi sans psy4,
et ces bons moments que d’autres ne connaissent pas
Imagine un peu nos vies sans tout ça, c’est pour ça,
remercions dieu pour tout ça
Pardon pour les jours où j’me plaint,
les jours où je ne vois que moi, mon nez et pas plus loin
Pardon pour toutes ces fois où j’ai grossi mes problèmes,
pour toutes ces fois où j’ai fait tourné le monde sur moi-même
Ferme tes yeux juste une seconde,
vois la misère du monde, et ta place dans tout ça?
Prenons conscience de la chance qu’on a et tu verra peut-être que la vie est belle

Ohhhhhh yeahhhh ohhhhhhh Blackooooo Sopranooooo Refrain